
Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l'irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l'ordre des choses est soudain bouleversé. Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme. Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du xvi siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d'Islande, il a pénétré jusqu'au centre de la Terre ! Lidenbrock s'enflamme aussitôt et part avec Axel pour l'Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s'engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan... (Quatrième de couverture)
L'été, ce n'est pas le temps de lire, mais bien de relire. Relire équivaut à faire deux voyages simultanément. Le premier, le plus manifeste, se déroule entre les pages du livre que l'on tient. Le deuxième, lui plus intime, tient place dans notre esprit, là où le souvenir du roman sommeille. Relire, c'est en effet revenir sur qui nous étions lors de notre première rencontre avec l'oeuvre. Ainsi, pour moi, ouvrir à nouveau Voyage au centre de la Terre consiste en me revoir tel que j'étais adolescent. Et, pour tout adolescent, lire Verne signifie vivre une expérience hors du commun, car pour le romancier, une seule fin importe : divertir son lecteur.
L'adulte que je suis devenu n'a su échapper aux talents de l'écrivain. Il est indéniable que Jules Verne possédait une créativité littéraire hors normes. Plus je le lis, plus je découvre un auteur aussi curieux que talentueux. Lire l'un de ses romans, c'est se retrouver au coeur d'un savant mélange de données scientifiques, d'imagination audacieuse et d'aventures prenantes. De plus, écrit en plein essor de la paléontologie, Voyage au centre de la Terre accorde une place importante à cette science (cinq années auparavant, Darwin publiait son Origine des espèces).
Verne, je m'en rends compte alors que j'écris ces lignes, emploie la même "recette" que celle utilisée pour
Je m'en voudrais aussi de passer sous silence les nombreuses phrases amusantes qui se veulent pourtant sérieuses. Je songe en particulier à : "En deux secondes et en trois phrases ma jolie Virlandaise était au courant de la situation" (p. 49). J'ai tenté à quelques reprises de dire trois phrases en deux secondes, mais, jusqu'à maintenant, toutes mes tentatives se sont soldées par un échec.
Ces quelques broutilles ne m'auront pas empêché pas de lire ce roman en moins de trois jours, car l'une des forces de Verne est l'attention qu'il porte à la description des choses et des lieux. Ainsi, la moindre grotte, la plus petite crevasse, l'évènement le plus insignifiant, tout devient réel, et, par le fait même, prenant. Pas étonnant que, plus de 150 ans après la publication de ce roman «grand public», le grand public en ait fait un «classique».
Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, éd. Le livre de poche, 2005, 314 pages, ISBN 2253012548.
2 commentaires:
Relire Jules Verne ! Quelle excellente idée !
Ses romans ont façonné mon imaginaire, et Voyage au centre de la Terre en particulier. Avec lui, tout est possible ; l'esprit humain peut tout résoudre ; et les méchants ne sont souvent qu'égarés.
Oh ... Tu me donnes très envie de faire comme toi !
Un beau roman de Jules Verne. C'est vrai que ses romans contiennent toujours quelques boutilles un peu rigolottes, mais ils font rêver. C'est peut-être le plus essentiel de la littérature !?
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