Bienvenue dans ma Citadelle

Un blog consacré à la littérature offrant des critiques sur des oeuvres de différents genres, mais aussi des commentaires sur le monde des lettres.

dimanche 8 février 2009

Les mots des autres


J'ai chez moi un petit cahier à la couverture rigide noire. J'y inscris depuis quelques années des passages des romans qui m'ont touché. Certains auteurs s'y retrouvent plusieurs fois (Iltano Clavino, Borges, Camus, Carlos Ruis Zafon, Romain Gary, Nothomb et Rushdie) alors que d'autres n'auront sans doute jamais l'honneur d'y figurer. Parfois simples, parfois complexes, parfois amusantes, ces citations me rappellent sans cesse que le génie relève parfois de bien peu de choses.

- Les endroits où l'homme place son honneur, c'est incroyable... les couilles devraient pousser sur la tête, comme une couronne (R. Gary).

- Mieux vaudrait apprendre à faire l'amour correctement plutôt que de s'abrutir sur un livre d'histoire (Boris Vian).

- L'idée qu'un texte peut être définitif relève de la religion ou de la fatigue (Borges).

- Les souvenirs ne peuvent que changer le passer le moins intéressant (Julio Cortazar).

- Chacun tire de chaque livre le livre qui lui convient (Italo Calvino).

- La superstition a toujours guidé les actes à l'absence de savoir (Isaac Asimov).

- Nous vivons tellement dans la peur que cela nous rassure de désigner l'ennemi et puis, si nous ne pouvons pas deviner, nous l'inventons (Gil Courtemanche).

- La solitude à deux est l'enfer consenti (M. Houellebecq).

-Les gens se dépêchent de juger pour ne pas l'être eux-mêmes (Albert Camus).

- Ce n'est pas la distance qui mesure l'éloignement (Saint-Exupéry).

- On ne peint pas le feu en évitant les flammes (Alexandre Jardin).

- Il y a une chose en chacun de nous qui n’a aucun nom, et cette chose est qui nous sommes (José Saramango)

Qu'est-ce qui nous pousse à retranscrire les paroles des autres ? Peut-être la justesse de leurs mots, ou peut-être la jalousie de ne pas être celui qui les a écrits, ou peut-être les deux.

5 commentaires:

Praline a dit…

Moi j'aime noter ce genre de phrases, lors de certaines périodes de lecture, pas systématiquement... Justesse des mots, expression parfois parfaite et synthétique de nos pensées moins dégourdies.

Dominique a dit…

Bonjour Louis, ces petits carnets s'accumulent et c'est une mine et puis quand je veux retrouver des citations perdues ou que je n'ai pas eu envie de noter sur le moment je vais chez Gilles bien sûr :
http://www.gilles-jobin.org/citations/

Ankya a dit…

J'ai moi aussi un "petit carnet de citations" dans lequel je note les passages qui m'ont plus.

Louis a dit…

@ Dominique : Merci pour le lien.

EUPHRASIUM a dit…

Bonjour,
Je soumets mon roman à votre critique.
https://www.zizole.blogs.psychologies.com/EUPHRASIUM
"Emma ou la rage de vivre"
Editions Amalthée.

Référencement en cours. Pour ceux qui le désirent: commande possible déjà à la FNAC.
Voir lien ci-dessous.
http://livre.fnac.com/a2620536/E-Calmont-Emma-ou-la-rage-de-vivre?OriginClick=yes
http://www.fnac.com/redir/emailing.asp?PRID=2620536
Et à :
http://www.cdiscount.com/search/calmont%20euphrasie/s-105.html?navid_nav=101


« Ils disposaient d’eau et d’une étendue de terre. De quoi avaient-ils besoin d’autre pour vivre ? Mais rien, absolument rien pour le moment. »
Emma à neuf ans. Avec ses joies et ses questionnements sur la vie, elle mène une existence au cœur d’une rizerie, en compagnie de ses camarades. De l’école à l’église, sans oublier les fêtes au village, camaraderie, amitié, solidarité, combativité dans le respect sont peintes comme des armes inoffensives et indispensables au bonheur ! Emma ou la rage de vivre s’ouvre sur un hommage aux ancêtres. Dans cet ouvrage, humanisme et optimisme sont mis en valeur , il s’agit d’une véritable philosophie de la vie.

Résumé:
Le passé dessine les contours du futur. Ainsi l’histoire ici racontée dans Emma ou la rage de vivre s’ouvre-t-elle sur un hommage aux ancêtres. En 1624, un groupe d’hommes, fuyant des guerres, s’élance à la recherche de terre pour construire un village de paix et d’unité.
De ces ancêtres audacieux et acteurs de leur vie, naît Emma dix-sept générations plus tard. Héritière de ce passé de braves hommes, dotée d’une curiosité à toute épreuve, Emma nous est présentée dans sa relation à la vie. Emma et ses camarades s’approprient le monde des adultes et évoluent à leur aise. A la rizerie, aux fêtes du village, au bal des collégiens, au marché, à l’école, dans les grands événements de la vie telles la maladie, la mort, Emma et ses amis sont sous nos yeux, toujours comme des acteurs selon leur degré de compréhension. Rien ne les freine. Dans leur monde, on peut parler même aux oiseaux. Oui, tout devient possible avec Emma et ses camarades. Les pluies diluviennes qui les gardent à l’école pour une nuit sans crier garde, donnent lieu à des mises en scène de joie. Et tous sont entraînés dans de tels élans quelles que soient les circonstances.
Des enfants, mais des enfants tout à fait raisonnables comme des adultes, on dirait. Emma nous mène dans un monde d’éveil et émerveillement en toute chose. Et la curiosité, l’amitié, l’émulation, la joie, le respect de l’autre … donnent accès au bonheur immédiat. L’émerveillement et la curiosité qui animent ces enfants semblent prolonger ce bonheur dans le futur. En cela, Emma ou la rage de vivre est un ouvrage axé sur l’humanisme et l’optimisme. Les aptitudes à ces valeurs se retrouvent ou en tout cas, sont accessibles aux enfants de tous les pays. Aussi pouvons-nous dire que Emma ou la rage de vivre est un ouvrage résolument tourné vers le futur et sur le monde.