Bienvenue dans ma Citadelle

Un blog consacré à la littérature offrant des critiques sur des oeuvres de différents genres, mais aussi des commentaires sur le monde des lettres.

mercredi 14 janvier 2009

Alice au pays des merveilles par Lewis Carroll

Alice s'ennuie auprès de sa sœur qui lit un livre (« sans images, ni dialogues ») tandis qu'elle ne fait rien. « À quoi bon un livre sans images, ni dialogues ? », se demande Alice. Mais voilà qu'un lapin blanc aux yeux roses vêtu d'une redingote rouge passe près d'elle en courant. Cela ne l'étonne pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu'elle le voit sortir une montre de sa poche et s'écrier : « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! », elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de spécial. En entrant derrière lui dans son terrier, elle fait une chute presque interminable qui l'emmène dans un monde aux antipodes du sien. Elle va rencontrer une galerie de personnages retors et se trouver confrontée au paradoxe, à l’absurde et au bizarre… (Wikipedia)

Me voici le regard hagard face à l’écran, incapable d’écrire un seul mot. Mais comment diable écrire un texte cohérent sur Alice au pays des merveilles ? Après quatre jours passés dans un univers éclaté fait de lapin parlant, de chat invisible, de poésie surréaliste, de cavalier incapable de monter à cheval et de jeux de mots sans fin, j’essaie de rassembler mes idées en vain.


Lewis Carroll, de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson (on dirait un personnage d’Harry Potter), prit plus de deux ans à mettre sur papier la première version d’Alice au pays des merveilles. Écrit à l’origine pour les filles de son voisin, l’histoire se voulait un simple texte destiné, entre autres, à la petite Alice Liddell. C’est sur le conseil d’amis que Dogson achemine son manuscrit à un éditeur. Après avoir ajouté quelques épisodes, dont celui du Thé chez les fous et celui du Chat de Cheshire, le livre est publié en 1865 et connait un succès immédiat. Viendra en 1871 Alice de l’autre côté du miroir.

Depuis, il semblerait tous les domaines d’études voient en ces récits un champ potentiel d’exploration : linguistique, psychanalyse, philosophie, etc. Nombre d’écrivains s’en sont aussi inspiré : James Joyce, Raymond Roussel et bien d’autres.

C’est ainsi qu’on oublie qu’Alice au pays des merveilles est d’abord un livre qui cherche à nous divertir et à nous faire rêver. Que l’on soit un enfant ou un adulte, l’enchantement d’un tel monde nous atteint à coup sûr. L’imagination complètement folle de Lewis Carroll me paraît même plus palpable maintenant que lorsque j’avais six ans. Il me suffit de m’arrêter un instant de lire, et voilà que Humpty Dumpty et la reine de cœur se confondent avec des personnes que je côtoie chaque jour!


Les situations absurdes et les réponses sans queue ni tête que fournissent les personnages vont bien au-delà d’une chenille que fume la pipe ou d’une reine qui marche à reculons afin d’avancer. Les nombreuses moqueries qu’on y retrouve nous rappellent à nous, lecteurs adultes et sérieux, qu’il suffit de bien peu pour rêver d'un pays des merveilles.

Lewis Carroll, Tout Alice [traduit de l’anglais par Jean-Jacques Mayoux et H. Parisot], éd. Flammarion, coll. Littérature étrangère, 2007 [1993], 442 pages, ISBN 978-2080703125.

4 commentaires:

Dominique a dit…

Je viens de faire exploser vos statistiques, en tous cas celles de la durée de lecture d'un billet,je n'ai pu résister après la lecture à revoir les extraits proposés, la magie de l'enfance persiste et votre billet est le bienvenu

Loula a dit…

Alors comme ça on relit ses classiques?;-)) J'ai du le relire il y a un an ou deux (afin de voir le différence avec un livre jeunesse présentant "la vraie histoire d'Alys" et qu j'avais bien aimé d'ailleurs même s'il n'avais effectivement rien à voir!!

Allie a dit…

Alice a toujours été un de mes livres préférés. Plus jeune, c'était l'univers de Disney, en vieillissant le livre de Carroll a été une belle découverte! Depuis, c'est un de mes incontournables...

Louis a dit…

@ Dominique : Et encore, il y a plusieurs autres viédo disponibles sur youtube!

@ Loula : Après tout, les classiques sont faits pour être lus... et relus.

@ Allie : Dommage qu'il n'existe pas d'édition française contenant les dessins originaux.