Fatigué de la grisaille des derniers mois (de la dernière année en fait), j’ai décidé il y a de cela quelques semaines de partir en voyage. Coup de tête… Une semaine de vacances sous le chaud soleil de la République Dominicaine. Loin du travail, les pieds dans le sable, une bière jamais bien loin, et un livre (ou deux) à portée de main, que demander de plus ?En vacance, mieux vaut ne pas s’encombrer de lectures trop lourdes. Voilà comment Vendredi 13, de David Goodis, a pris un bain de soleil et a terminé avalé par les flots tranquilles des Caraïbes. Pour une semaine légère, il faut un livre léger.
Mais voilà, il y a des limites à être « léger ». Dès la lecture de la quatrième de couverture, j’aurais dû me méfier :
-Si vous croyez que ça m'amuse de tirer sur les gens !
- Vous êtes un doux. Ça se voit. Un chic type. L'idée de tirer sur quelqu'un ne vous effleurerait même pas.
- Non. A moins que j'aie une bonne raison...
- Chouette ! Si je comprends bien, vous n'allez pas me tirer dessus !
- Vous auriez donc une bonne raison ?
- Une excellente raison.
L’histoire de Vendredi 13, d’une bêtise complète, tient en quelques lignes. Hart, un petit truand recherché par la police, erre dans les rues de Philadelphie. C'est l'hiver et il fait froid. Après avoir volé un manteau, il croise la route de vrais truands. De vrais professionnels (Goodis insiste maladroitement sur ce détail à toutes les deux ou trois pages) : deux femmes et trois hommes, formant une petite équipe de voleurs spécialisés dans le cambriolage de riches demeures. Suivra une série d’événements, principalement constitués de bagarres, d’injures et de meurtres. À cela s’ajoute une scène de décapitation qui se termine par l’incinération de la dépouille. Charmant.
Vendredi 13 n’est qu’un ramassis de clichés navrants. On grogne, on frime, on se tape sur la gueule, la vie passe. On croirait un débat électoral !
Heureusement, j’avais prévu le coup. En vacance, un livre n’est jamais assez. Pendant que Vendredi 13 dort à tout jamais au plus profond de l’océan, je termine la lecture du sublime L’Immeuble Yacoubian.
David Goodis, Vendredi 13 [trad. de l’anglais par François Gromaire], éd. Gallimard, coll. Folio policier, 2002 [1953], 216 pages, ISBN 2070423077.
Vendredi 13 n’est qu’un ramassis de clichés navrants. On grogne, on frime, on se tape sur la gueule, la vie passe. On croirait un débat électoral !
Heureusement, j’avais prévu le coup. En vacance, un livre n’est jamais assez. Pendant que Vendredi 13 dort à tout jamais au plus profond de l’océan, je termine la lecture du sublime L’Immeuble Yacoubian.
David Goodis, Vendredi 13 [trad. de l’anglais par François Gromaire], éd. Gallimard, coll. Folio policier, 2002 [1953], 216 pages, ISBN 2070423077.
1 commentaires:
dieu merci, un livre est biodégradable ;)
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